Politique ne rime pas toujours avec éthique

À Colombes, l’ancienne majorité avait donné un sacré coup de jeune au site Internet de la le site de la mairie et avait accompagné ce lifting de la mise en place d’une newsletter d’information à laquelle je me suis abonné (on y trouve, par exemple, les menus des cantines scolaires ce qui permet par exemple de veiller à équilibrer les menus du foyer). Comme je ne suis pas la moitié d’un geek, je me suis également abonné aux flux RSS pour recevoir quasi en temps réel diverses informations1.

Le 7 avril était publiée une « lettre ouverte du maire » consacrée à la coupe sombre et brutale des subventions à la MJC pour défendre ce projet. Que la mairie défende ses projets et en face la publicité au travers de ses organes d’information, cela me paraît « de bonne guerre ». Là où « not’ bon maire » dépasse largement la frontière de l’éthique, c’est lorsqu’elle profite de cette tribune pour cogner sur l’opposition, sans la moindre place, évidemment, pour un éventuel droit de réponse. Ça n’est hélas pas très surprenant, compte tenu des précédents de Mme Goueta. Ça n’en reste pas moins affligeant.

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Pour se faire un avis plus nuancé sur la réalité de la situation, vous pouvez lire cet article du Bondyblog ou ce bref reportage du Parisien. Mon avis est un peu plus radical, je pense que la municipalité cogne sur la culture, surtout étiquetée « PCF », bref, applique une politique de droite intolérante en se drapant dans les oripeaux de la rigueur économique.

P.S. (Post Scriptum, NDLR) : L’association La Lumière de Colombes est une autre association victime des arbitrages de la droite. Quelques informations sur le site du P.S. (Parti Socialiste, NDLR).

P.S. 2 : j’allais oublier l’excellente intervention de Chantal Barthélémy-Ruiz au conseil municipal, qui en connaît un rayon puisque c’est elle qui avait la délégation aux associations sous la précédente mandature (on notera au passage la différence de conception de l’éthique en politique entre les deux mandatures… Dommage que nos concitoyens soient, pour la majorité, si peu sensible à ce critère de sélection quand ils votent).

  1. Pour l’anecdote, j’utilise Feedly comme agrégateur de flux. []

La chasse aux sorcières de Salem

Salem Belgourche, qui n’est pas le dernier à donner des leçons de probité, a une vision très particulière de la démocratie. Son blog est l’un des rares (dans la blogosphère colombienne tout du moins) à censurer férocement tous les commentaires qui ne vont pas dans son sens.

J’en avais déjà fait une fois l’expérience désagréable aux premières heures de son blog qui m’avait refroidi (oui, c’est très désagréable de faire un commentaire et de ne pas le voir publier) d’autant que je ne crois jamais être outrancier dans mes propos. Pour moi, les commentaires sont un endroit pour réagir.
J’ai voulu, à l’occasion d’un nouvel article pénible voir si les ciseaux du censeur étaient toujours aussi affutés. La réponse est malheureusement oui. Continuer la lecture de « La chasse aux sorcières de Salem »

Même pas drôle

Lionnel fait son cirqueUne petite photo prise « à l’arrache » à mon retour de vacances, par le téléphone de ma fille tandis que nous traversions Colombes après avoir roulé des milliers de kilomètres sur la péninsule ibérique… Pas de bol, quand j’aurais pu faire un meilleur cliché, la mairie avait déjà fait tout recouvrir de blanc, de crainte sans doute d’être accusée de ce « spectacle subventionné ».

Dans 15 jours, à Colombes, fini de rigoler, ce seront les primaires UMP.

Le scoop, le scoop !

Peu après avoir remis en état de marche mon blog, j’ai promis – dans l’espoir insensé d’attirer le chaland – un scoop concernant la politique à Colombes. J’ai traîné un peu, attendu que la salle se remplisse, mais n’entendant ici que l’écho de mes propres pas, je renonce à bouleverser la vie politique en lâchant mon info devant mon public clairsemé (— Bisous maman !).

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Or donc, en cette fin de mois d’août, j’étais, comme tout bon socialiste qui se respecte, à l’Université d’été du PS au festival Rock-en-Seine. Dans les têtes d’affiche, pas forcément de super-grand-groupe-dont-je-suis-top-fan, mais une programmation riche, variée, pleine de petite surprise à trouver de ci de là, comme sait le faire le festival, enrichi cette année d’une quatrième scène, sponsorisé par un brasseur qui, d’une bière pierre deux coups, nous débarrassa aussi d’une blonde fade habituellement incontournable en terre Rock.

C’est sur cette nouvelle scène « pression live » que se tient, justement, pour clôturer la première journée, le concert de Death in Vegas. De deux choses l’une. Soit vous connaissez Death In Vegas (D.I.V., quoi !) et vous avez dans votre cédéthèques quinze exemplaires sous clé de The Contino Sessions (et par ailleurs, vous voyez malheureusement très bien où je vais en venir), soit vous me répondez kicéceulà ? auquel cas vous pouvez arrêter de suite la lecture de cet éprouvant billet.

Donc, Death in Vegas, moi j’aime, et j’avais très envie d’entendre – vœu qui ne sera hélas pas exaucé – Flying en live et en bonne place. Voilà pourquoi je me suis rendu vers la scène, tel le groupie de base, un bon quart d’heure avant le début du concert. Je dis bien « groupie de base », parce que le groupie, le vrai, lui s’y prend bien plus en avance. Quand j’arrive, en tout cas, je me dis que DIV n’est pas Oasis car les rangs devant la scène sont encore très clairsemés. Suffisamment clairsemés pour que j’aperçoive, arrimé à la barrière séparant le public de la scène, un imminent conseiller municipal d’opposition.
Parce que lui, c’est un groupie, un vrai, y a qu’à voir comment il était en transe dès les premières notes.

Ben dis donc, Laurent, ça nous fait au moins un point commun ;-)

L’histoire ne dit pas s’il avait payé sa place comme moi (109 € les trois jours, quand même, rendez-vous compte, presque ½ année de stationnement payant résidentielle à Colombes ! – ok j’arrête ma petite provoc’ j’ai honte) où si, plus habile, il avait réussi à faucher une invit’ à Rama, Nicole ou Bernard.

Ça chauffe à Colombes

Décidément, la rentrée est chaude à Colombes.

Sur le plan sécuritaire, la tragique agression de policiers (« nationaux ») colombiens sur le territoire de Gennevilliers est l’occasion d’entendre dans chaque camp le refrain habituel (chacun campant sur sa position, persuadé de sa justesse).

À droite : « le Maire de Colombes toujours autiste sur les questions de sécurité ! »
À gauche : « le gouvernement toujours irresponsable sur les questions de sécurité ! »

Quand on lit un député UMP dire que la crainte de la sanction est la meilleure des préventions (Éric Ciotti au Figaro), on a quand même des raisons de craindre le pire avec la droite qui renforce « l’arsenal » (tu parles d’un arsenal) sécuritaire à grands coups de lois (surfant autant que possible sur des faits divers) et dépouillant et la justice et la police des moyens de la faire appliquer, sans compter un désintérêt complet porté à la prévention, on se dit que, sur ce plan-là hélas, on ne risque aucune amélioration avant 2012.

Sur le plan des … incendies, la situation est évidemment moins critique qu’en Russie, mais l’incendie du gymnase tout neuf au collège Henri Dunant pose sérieusement la question de l’application des normes de sécurité dans les constructions et/ou des normes elles-mêmes, s’il s’avère qu’elles ont été suivies à la lettre.

On attend donc avec impatience le rapport d’expertise.

Pour autant, ça glose beaucoup à droite sur ce sujet (cf. les déclarations de M. Rainfray, MMes Goueta et Yade dans le Parisien) mais on les sent gênés aux entournures de ne pas pouvoir lâcher une nouvelle diatribe populiste contre le maire, vu que les collèges sont du ressort du Conseil Général, tout ce qu’il y a de plus bleu UMP.

Ce que vous ne savez peut-être pas, amis lecteurs (je ne sais pas si le pluriel s’impose), car l’événement n’a pas eu (et c’est normal) la même répercussion que pour l’incendie à Henri Dunant, c’est qu’il y a eu aussi un incendie (rapidement circonscrit, celui-là, fort heureusement) dans une salle du collège Gay Lussac ce mardi. Origine : vétusté électrique. Aucune victime bien heureusement.

Who’s next?

Mal au nombril

Quand j’ai ouvert il y a plus de deux ans ce blog, j’avais annoncé qu’il serait fait de bric et de broc, à l’instar du site « racine » né dix ans plus tôt et lui-même joyeusement bordélique. Je n’avais pas menti. J’ignorais qu’il serait autant délaissé mais on ne maîtrise pas toujours le temps dont on dispose et entre ma vie professionnelle, ma vie familiale, ma vie militante, etc., je suis appelé à effectuer des choix cruels.

C’est pourquoi j’ai toujours trouvé amusant de me voir catégorisé dans les « blogs politiques colombiens » même s’il est effectivement souvent (enfin, proportionnellement, plutôt) question de politique ici. La plupart du temps, quand j’interviens ici pour commenter la vie politique, nationale ou municipale, c’est pour exprimer un sentiment individuel qui me tient à cœur. Et puis je m’amuse ensuite à publier une photo de ma fille ou une terrrrrrible vidéo réalisée par mes enfants et leurs amis. (Réjouissez-vous, le cru 2010, c’est pour bientôt.)

Je voulais faire un billet ici, juste après les festivités du 14 juillet à Colombes, pour dire ce que j’en avais pensé : la formule, copiée quasi à l’identique sur celle de l’année précédente, mais, ma foi, plutôt convaincante (ne pas céder à la facilité, toutefois), le feu d’artifice, très réussi, et puis aussi la simplicité avec laquelle les élus s’étaient mêlés à la population, avec ce qui m’a semblé une évidente proximité. Le maire et son équipe était à table comme d’autres citoyens, accessibles, simplement là et faisant la fête avec les autres. J’ai vu ensuite Philippe Sarre danser le rock’n roll avec Élisabeth Choquet (de mémoire : j’avais pris quelques clichés de paparazzi improvisé, mais impossible de remettre la main dessus). Oh ! Il n’est pas impossible qu’il y ait dans cette prestation un zeste de « com’ », mais bien malin qui peut faire la part des choses entre l’élu en représentation et l’homme se trémoussant aux rythmes irrésistibles de l’orchestre ! Côté communication ou communion, à droite en revanche, je n’ai aperçu qu’Olivier Camp-Vaquer sur place. Les autres ne devaient pas ce sentir concernés par cette célébration nationale et locale à la fois (je suis près à faire amende honorable et ajouter les erratums qui vont bien si j’ai – sans malice aucune – passé sous silence la présence d’autres élus ou « notables » de l’opposition).

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Depuis samedi, Philippe et moi avons un nouveau point commun. Lui et moi avons donc (et sans doute avec nous quelques dizaines ou centaines de Colombiens, certainement) perdu notre père cette année.

Dans des circonstances assez extraordinaires (au sens littéral, ce qui les rend d’autant plus tragiques), mon père Yves a en effet été victime d’un accident sur la voie publique en Corse où il entamait avec ma mère ses vacances. Un fait divers dans la PQR. Un fait nettement moins divers dans la vie d’une famille (et même, par extension, pour quelques autres impliquées de près ou de loin dans l’accident).

Je trouve assez singulier le fait qu’il soit question dans le tout premier article de ce blog de l’héritage paternel ! N’en déduisons pas hâtivement que la boucle est bouclée et que mon blog s’achèvera sur ce message…

J’étais ce dimanche sur les lieux du drame (oui, cette phrase fait un peu cliché je vous le concède) et je me suis un instant recueilli sur place. Les voitures étaient rares, le village éloigné de quelques centaines de mètres, le soleil corse cognait dru, les cigales s’en donnaient à cœur joie pour constituer la seule bande son de cet environnement paisible, l’air était chargé de toutes les odeurs de la Méditerranée.
Je veux croire qu’hormis la seconde (deux tout au plus) de frayeur durant laquelle tout s’est joué, c’est de ce splendide panorama qu’aura joui mon père aux dernières heures de sa vie, et je me suis dit que, oui, c’était tout de même un bel endroit pour mourir.

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Illustration : Callevale, 1er août 2010, 16h41

His name is Lucas

Sans surprise, c’est Bernard Lucas qui a été élu hier soir conseiller général du canton Nord-Ouest de Colombes avec 59,74 % des suffrages exprimés.

Poussée très très timide de la participation qui progresse d’environ 1 point (environ 110 voix). Augmentation du vote blanc/nul (+ 30 votes) peu surprenant pour un second tour.

Que penser de ce résultat ? Si Bernard Lucas remporte sans souci cette élection partielle, on peut toutefois être un peu déçu de son score pas tout à fait au niveau de ce que laisser espérer le premier tour. La mobilisation au second tour aura plutôt profité à Lionnel Rainfray qui fait ses meilleurs scores là où la participation est (toutes proportions gardées) plus forte ; le report de voix à gauche, quant à lui, n’aura pas été excellent.

Toujours à l’affut d’un jeu de mot foireux, j’aurais voulu titrer ce billet « Lucas : carton ! » mais ça sera pour une autre fois !

Le rapport de force gauche/droite affiché sur le canton (60/40) se rapproche de celui observé en 1998 et n’offre pas à la droite beaucoup de raisons d’espérer un rapide retournement de situation. Reste à Bernard Lucas et à sa suppléante Nora Djebbari le soin de travailler pendant deux ans sur les dossiers du canton, à montrer que leur action est pertinente en dépit d’une majorité UMP au Conseil Général pour « confirmer » en 2011 dans le cadre d’une élection générale pour laquelle le taux de participation, espérons-le, permettra des analyses moins aléatoires.

Moment civique, moment politique

Les jours d’élection ont toujours été, pour moi, des moments à part, intenses, importants. Probablement, certainement même, l’engagement de mes parents y est pour quelque chose. Je ne sais plus à quel âge j’ai commencé à accompagner ma mère ou mon père au bureau de vote, observant le protocole, la remise de l’enveloppe, les bulletins de vote, le passage dans l’isoloir et le résonnant « A voté ! » qui ponctue le cérémonial, tout cela m’excitait et j’attendais avec impatience le moment où, à mon tour, j’allais pouvoir passer dans l’isoloir pour accomplir mon « devoir civique ». Je n’ai jamais raté une élection, votant quand je le pouvais, établissant une procuration dans le cas contraire.

Ma défiance vis-à-vis du vote électronique, je la dois certes à ma qualité d’ingénieur informaticien, qui sait combien il est facile de détourner un programme (même si le logiciel des machines à voter est protégé par de nombreux dispositifs, même si le vote papier ne prémunit pas non plus de la fraude), mais je la dois aussi à mon attachement presque fétichiste à ces enveloppes remplies de bulletins. Mon premier vote s’est suivi, quelques heures plus tard, de mon premier dépouillement occupé, comme scrutateur, à ouvrir les enveloppes, déplier des bulletins, énoncer le nom du candidat ou de la liste, dessiner les petits bâtons correspondants, les décompter, les recompter, les totaliser, les pourcentiser, tandis qu’autour de nous bruissaient les estimations glanées à la radio ou à la télévision (je suis un vieux croûton : du temps de mes premiers suffrages, le téléphone portable n’existait pas encore. Désormais, on connaît parfois les résultats avant même d’avoir ouvert la première enveloppe). Après quoi, tout le monde fonçait à la mairie pour connaître les résultats de la ville entière. Continuer la lecture de « Moment civique, moment politique »

Jouons aux Dames (et pas aux échecs !)

jeu de dames
jeu de dames

Duel féminin ce soir pour la tête du Parti Socialiste.

Hier soir, couché après minuit mais sans les résultats autres que locaux, je me retournais dans mon lit. Je vois le radio-réveil indiquer 00:59 et j’allume la radio. Au journal de 01:00, la journaliste de France Inter annonce que Ségolène Royal se dirige vers la victoire avec 45 % des voix…

Ma première réaction, c’est de me dire que, décidément, les médias donnent vraiment une information partielle, partiale, déformée, simplifiée, enfin bref… Je râle, quoi. Ce matin, au journal de 08:00 (le plus écouté de France, comme l’annonçait avec fierté l’équipe – et en tant qu’auditeur, j’avoue que j’apprécie la tranche 7-10 de la station), l’annonce est plus nuancée. Si l’on prend sa calculette et si l’on additionne les voix de Martine Aubry à celles de Benoît Hamon, ce devrait être Martine Aubry qui sera élue ce soir.

Évidemment, c’est moins simple que ça, la dynamique des reports n’étant jamais parfaitement prédictible (l’exemple en est donné avec les voix de la motion A qui ne se sont pas portées sur Martine Aubry sans quoi elle serait arrivée en tête et peut-être même avec une majorité absolue), l’issue du scrutin de ce soir n’est sûrement pas pliée.

J’ai essayé de trouver le score de Ségolène Royal dans les Bouches du Rhône : mais aucune information ne se trouve sur le site du PS. C’est par voix de presse qu’on en trouve. Apparemment, 69 % sur ce scrutin contre 73 % au vote du 6 novembre. J’avoue que les mécaniques d’appareil qui permettent d’avoir ce genre de score m’échappent un peu, et comme le faisait remarquer Philippe Sarre lors d’une récente réunion, à Colombes, le pluralisme s’exprime en toute liberté, et je suis fier et heureux de cet esprit d’équipe local qu’on voudrait retrouver aux niveaux fédéral et national. Ne soyons toutefois pas naïf, dès lors qu’il y a des enjeux de pouvoir – eh oui ! la politique, c’est ça ! – des rivalités surgissent, des ambitions s’affrontent, des tensions s’exacerbent. Ensuite, à chacun en son âme et conscience de choisir comment mener ces combats. À Colombes, au PS, chacun est loyal (on ne peut pas en dire autant de l’UMP). Je ne crois pas qu’au PS, nous soyons irréprochables plus qu’ailleurs, néanmoins, un certain nombre de règles (dont l’interdiction du vote par procuration) limite les errements.

J’en profite pour dire que le PS est souvent moqué dans les médias ou par ses opposants à l’occasion de ces élections (on avait eu droit au même son de cloche à l’époque de la désignation de notre candidat pour les élections présidentielles de 2007). N’empêche que ce que prouve ce coup de projecteur sur nos fonctionnements mais qui n’est pas assez dit, c’est la vraie démocratie interne qui règne au Parti Socialiste. L’UMP, sur ce sujet, pourrait en prendre de la graine.

J’espère que le choix des militants, ce soir, sera celui qui favorisera, selon moi, bien plus sûrement l’unité du PS. Nous avons devant nous la proche bataille des Européennes, et pour 2012 l’enjeu fort de mettre un terme à cette politique de casse des services publics (justice, prud’hommes, école, …) et d’injustice (sociale, fiscale, …). Les dégâts déjà causés seront, hélas, des dégâts assez durables.

Toute première fois !

L\'invitation pour la célébration de notre PACS à la mairie de Colombes

Eh voilà ! Après 15 ans de vie dans le péché… on continue à vivre dans le péché !

C’est avec une certaine fierté que Marie et moi seront, dans quelques minutes, les premiers pacsés en mairie à Colombes devant Philippe Sarre ; il faut dire que la procédure administrative au Tribunal d’Instance est aussi joyeuse qu’une déclaration de vol au commissariat et qu’il est bon de mettre un peu de rituel dans nos vies. Avec toute la modestie qui me caractérise, j’avoue que c’est moi qui ai suggéré à l’équipe municipale de procéder à ce genre de célébration, à la fois de manière intéressée (charité bien ordonnée commence par soi-même), mais également parce que le PACS est une des belles création d’un gouvernement de gauche et il y a un petit côté militant laïque à transformer l’hôtel de ville en autel civil.

En cherchant sur le web quelques informations sur les formalités qui pourraient être nécessaires pour cette cérémonie en mairie, je suis tombé sur une polémique intéressante qui a animé le conseil municipal du quinzième arrondissement parisien (tenu par la droite) pour savoir si, oui ou non, il fallait célébrer des pacs en mairie, quand les arrondissements tenus par la gauche avaient déjà mis en place cette pratique. Où l’on voit qu’il n’est pas facile, quand on est de droite, de lutter contre les préjugés moraux (et vaguement homophobes) de son propre camp.
Sur cet affaire, la vision d’un élu de gauche et celle d’une élue de droite.

Je souhaite, par avance, plein de bonheur à tous les futurs pacsés colombiens !