C’est reparti pour un tour

Y a pas de raison pour que je n’ai pas, moi non plus, l’outrecuidance de présenter sur mon (formidable) blog les enseignements du scrutin.
Je parle bien entendu du premier tour de la primaire socialiste (pardon, les primaires citoyennes).

C’est parti !

Qui a voté ?

Environ 5 % du corps électoral, c’est à la fois beaucoup et peu. Beaucoup dans la mesure où, pour cette grande première, la mobilisation des électeurs n’était pas évidente. Jusqu’à la semaine dernière, j’ai encore croisé des personnes qui pensaient que cette primaire était réservée aux adhérents du P.S.
En outre, à l’exception du PRG qui a accepté de jouer le jeu de l’ouverture aux partis de gauche proposée par le P.S., les autres principaux partis de gauche (EELV, Parti de Gauche, Parti Communiste) ayant préféré régler leurs questions d’investiture chacun dans leur coin1, on peut donc penser que le gros des votants, ce dimanche était constitué des militants et sympatisants socialistes. Continuer la lecture de « C’est reparti pour un tour »

  1. À ce propos, j’ai moi-même appris la semaine dernière que la primaire écolo était ouverte à tous, moyennant 10 euros. Si j’avais su, j’aurais ptête cassé le cochonnet pour voter contre Hulot. Saviez-vous qu’il y avait 6 candidats pour cette primaire également ? Eh non, ça n’était pas un duel Hulot-Joly. []

Aveuglement

Hier matin, François Hollande était l’invité du 7/10 sur France Inter à l’occasion de la sortie de son livre Droit d’inventaire.

Je ne l’écoute pas religieusement, car le matin à la maison, entre trouver l’énergie de se lever, prendre la douche salutaire pour l’émergence de l’esprit, réveiller les filles et surveiller qu’elles s’habillent, prennent leur petit déjeuner, se brossent les cheveux, se lavent les dents, ont préparé leurs affaires de classe et leur goûter, se raser (sans penser trop à la présidentielle) et j’en passe, on ne peut garantir 100 % de cerveau disponible.

Bref, tout ça pour dire qu’il y a sans doute des propos de François Hollande qui m’auront échappé. Mais de ce que j’en ai retenu :

  1. « Vu l’état du PS aujourd’hui, je pense que j’ai été un bon premier secrétaire » (parce que « au PS on ne pense qu’à se bastonner donc si je n’avais pas été dans le consensus mou, ç’aurait été bien pire »).
  2. « Le PS a perdu en 2007 parce que je n’étais pas candidat ». Donc « je me prépare pour 2012 ».

Je pense qu’il ne faut pas seulement renouveler les dirigeants à la tête du Parti Socialiste. Je m’aperçois qu’il est temps aussi de renouveler également les conseillers politiques, ceux qui, dans l’ombre, sont capables de laisser ces hommes et femmes politiques égarés tenir des raisonnements aussi absurdes et déconnectés de la réalité.

Au suivant !

Européennes : des Verts et désamours

La particularité de l’élection européenne est la multiplicité des niveaux auxquels elle peut être lue. Au niveau européen, tout d’abord, puisque l’assemblée qui vient d’être élue dépasse très largement notre frontière française. Et puis au niveau national, au niveau « régional » (puisque le scrutin français est découpé en 8 grandes circonscriptions), au niveau départemental et enfin au niveau municipal. Certains experts iront jusqu’à analyser le résultat bureau par bureau – et après tout, pourquoi pas, même européenne, une élection est aussi un travail de terrain pour les forces politiques qui s’affrontent (j’en profite pour signaler que Cannabis sans frontières n’a pas daigné m’apporter ni tract ni échantillon gratuit dans ma boîte aux lettres, quelle campagne pathétique !).

Ben pas de chance cette fois-ci parce que quel que soit le niveau observé, les résultats ne sont pas très réjouissants pour le militant socialiste que je suis (mince, je crois que j’ai lâché un scoop !).

La nouvelle assemblée européenne

Commençons par le plus important. Au niveau européen, c’est globalement une progression des forces de droite. Certes, cette situation est, peu ou prou, la résultante de situations nationales disparates mais la macro-analyse (je ne suis pas assez spécialiste pour vous présenter quelque chose de plus étayé) montre que, généralement, la droite au pouvoir n’est pas sanctionnée, au contraire (Pologne, Allemagne, Italie, …) alors que la gauche au pouvoir l’est plus ou moins virulemment (Angleterre, Espagne…). Il y a des exceptions, comme en Suède ou en Grèce mais au finale, les principales coalitions de droite européennes (Parti Populaire Européen et Démocrates Européens) auront une confortable avance sur les coalitions de gauche/centre gauche. Il est vrai que le mode de fonctionnement très spécifique des institutions européennes fait que cette simple grille de lecture gauche vs. droite n’est pas suffisante pour analyser chaque vote (gauche et droite pouvant défendre ensemble des intérêts nationaux, etc.), il n’empêche qu’entre une Europe plus sociale et une Europe plus économiquement libérale, le choix a été fait. Continuer la lecture de « Européennes : des Verts et désamours »