L’ovoïde d’assainissement des adductions fluides

(Le fameux…)

Je l’apprends par l’intermédiaire du site de la mairie :

Du lundi 1er juillet 2013 au vendredi 2 août 2013, l’accès à la rue des Champarons sera limitée.

Ces dispositions contraignantes sont rendues nécessaires par la réalisation d’un branchement sur l’ovoïde d’assainissement des adductions fluides, au niveau du bâtiment  de l’école maternelle du 108 rue des Champarons.

J’aime assez l’optimisme de la personne qui a rédigé cette brève en prenant soin de faire l’effort pédagogique nécessaire pour se mettre à la portée du lecteur de base (disons que le lecteur de base sera surtout intéressé par la partie en gras.

J’en profite pour dire que c’est du bonheur, ce nouveau site de la mairie. Désormais, pour les geeks de mon genre (qui tout geek qu’il soit n’a pas encore beaucoup frayé avec les ovoïdes d’assainissement des adductions fluides – j’allais dire « ça n’est pas sale » mais je doute que ce soit vraiment le cas), les fils RSS (qui permettent de suivre l’actualité des sites moribonds comme le mien sans avoir à se connecter tous les jours) sont propres et lisibles, et permettent l’accès efficaces aux nouvelles complètes

Et la newsletter lettre d’information associée est très intéressante et bien construite (j’y trouve par exemple en quelques clics les menus des écoles primaires, très pratiques pour préparer les repas du soir sans imposer deux fois dans la journée des épinards !).

Le blog du Modem vient de trouver un sérieux concurrent (je plaisante, je plaisante).

C’est reparti pour un tour

Y a pas de raison pour que je n’ai pas, moi non plus, l’outrecuidance de présenter sur mon (formidable) blog les enseignements du scrutin.
Je parle bien entendu du premier tour de la primaire socialiste (pardon, les primaires citoyennes).

C’est parti !

Qui a voté ?

Environ 5 % du corps électoral, c’est à la fois beaucoup et peu. Beaucoup dans la mesure où, pour cette grande première, la mobilisation des électeurs n’était pas évidente. Jusqu’à la semaine dernière, j’ai encore croisé des personnes qui pensaient que cette primaire était réservée aux adhérents du P.S.
En outre, à l’exception du PRG qui a accepté de jouer le jeu de l’ouverture aux partis de gauche proposée par le P.S., les autres principaux partis de gauche (EELV, Parti de Gauche, Parti Communiste) ayant préféré régler leurs questions d’investiture chacun dans leur coin1, on peut donc penser que le gros des votants, ce dimanche était constitué des militants et sympatisants socialistes. Continuer la lecture de « C’est reparti pour un tour »

  1. À ce propos, j’ai moi-même appris la semaine dernière que la primaire écolo était ouverte à tous, moyennant 10 euros. Si j’avais su, j’aurais ptête cassé le cochonnet pour voter contre Hulot. Saviez-vous qu’il y avait 6 candidats pour cette primaire également ? Eh non, ça n’était pas un duel Hulot-Joly. []

Mordre 2009 à pleines dents !

Dans un billet récent de son Standblog, Tristan Nitot, grand zélateur français de la fondation Mozilla qui promeut l’excellent navigateur « libre » Firefox s’interrogeait sur les résolutions de chacun pour essayer, cette année, de consommer moins (ou mieux) ainsi que sur les objets en notre possession depuis de nombreuses années.

J’ai 41 ans et je n’ai jamais acheté dans ma vie qu’une seule voiture (en 1999) : tant que j’ai pu vivre sans, j’ai vécu sans. J’exagère ! Je pourrais toujours vivre sans, mais il faut reconnaître que lorsque l’on a des enfants et que l’on vit en banlieue, la voiture rend de nombreux services. Pendant longtemps, j’allais à l’hypermarché le plus proche en transport en commun et je rentrais chargé comme un baudet avec de quoi tenir la semaine. Mais quand arrive le premier enfant et qu’aux courses du foyer s’additionnent les bouteilles d’eau (recyclables) des biberons et les couches-culottes (jetables), ça commence à tenir de la gageure.

Aujourd’hui encore, j’ai la chance de bosser pas loin de mon lieu de résidence ; je vais au bureau en vélo aussi souvent que possible (comme je le disais déjà dans un précédent billet consacré à l’écologie – je radote !). J’essaye de recycler autant que possible, l’écologie fait partie de mes préoccupations quotidiennes mais je n’en fais pas une priorité qui efface toutes les autres. Il m’arrive de consommer par plaisir. Informaticien, j’aime bien avoir des gadgets électroniques mais pour autant, je ne cherche pas à avoir toujours le dernier cri. Certes, un agenda électronique n’est pas indispensable, et un seul d’entre eux coûte bien plus cher que tous les agendas papiers qu’il permet de remplacer. J’en suis à mon 4ème, mais je n’en achète un nouveau que quand l’ancien est en panne (oui, c’est pas forcément très solide, ces trucs-là, et comme beaucoup de choses qu’on achète à notre époque, ça coûte moins cher à remplacer qu’à réparer).

  • J’ai donc le même PDA depuis 4 ans
  • J’ai la même voiture depuis 9 ans
  • J’ai la même femme depuis 15 ans (je suis vachement développement durable, dans ce domaine)
  • J’ai la même combinaison de ski depuis 20 ans
  • mais l’objet manufacturé que j’ai depuis le plus longtemps, si je passe sur certains bouquins transmis de génération en génération (ainsi que certains doudous), c’est ce magnifique peigne probablement de la marque Country (Monoprix) que j’ai depuis mes 14 ans, âgé donc de 27 ans.
Un beau peigne en forme de lame de rasoir
Un beau peigne en forme de lame de rasoir

Je vous assure que je n’étais pas punk à cet âge !

Voyez, pas une seule de ses dents ne manque (on ne peut pas en dire autant de mes cheveux) !

* * *

À mes quelques lecteurs, je profite de ce billet pour leur souhaiter une excellente année 2009 !

Écologie de bouts de chandelles

Avec le matraquage qu’on subit de toute part sur le sujet (loin de moi l’idée de le trouver inutile), le citoyen moyen qui ne se sent pas un minimum concerné par le développement durable est soit sourd, muet et aveugle, soit d’un égoïsme sans nom auquel cas j’espère qu’il ne lit pas Nombril.net, le vilain. Ouste ! Hors de mon blog, Satan.

Je ne crois pas être exemplaire dans ce domaine ; j’essaye de prendre mon vélo autant que possible, mais il m’arrive de prendre ma voiture seul dans certaines circonstances parce que ce sera plus simple que d’emprunter les transports en commun. Je trie autant que possible mes déchets, sans porter d’attention très particulière à l’emballage des produits que j’achète. Bien que je sois au courant de la question.

J’ai constaté, lors de mes dernières courses, que les navettes que j’achète pour les goûters de mes filles étaient désormais sur-emballées dans un sachet individuel. Ça ne m’aurait pas forcément traumatisé si ma fille ne consommait pas ses navettes fourrées au Nut à la pâte chocolatée. Résultat : pour préparer son goûter, je déchire l’emballage individuel, je fourre de chocolat, je réemballe le tout avec du papier alu tout en me disant que je suis un bourreau de la planète. Continuer la lecture de « Écologie de bouts de chandelles »